SEEKER

Dans la salle Jean-Claude-Germain du Centre du Théâtre d’Aujourd’hui, joue actuellement la pièce SEEKER

Plutôt rare d’avoir de la science-fiction au théâtre. En effet qui dit science-fiction, dit décor et gros moyen au cinéma. Mais le propos de la pièce n’a nul besoin de cela. Ajouté à cela la mise en scène de Justin Laramée, l’éclairage de Martin Labrecque et le son d’Andréa Marsolais-Roy et nous sommes en 2250.

Lomond (interprété par David Boutin) est un Seeker. Un seeker est un humain qui à la suite d’une mutation génétique, a la capacité de voir, de ressentir et de partager les souvenirs des autres. Ses capacités sont utilisées par la justice pour aller dans le subconscient et ainsi être capable de répondre à savoir l’accusé avait bien l’intention de commettre un délit, ou comprendre commet était la victime.

Convoqué par l’armée dans le cadre d’une mission spéciale dont il ignore encore l’ampleur, il se retrouve confronté à son ex-femme. Le soir de ma venue Karine Gonthier-Hyndman en est l’interprête. Il sera joué en alternance avec Madeleine Péloquin qui faisait partie de la précédente distribution. En effet la pièce fut jouée en 2021.

Pourquoi elle ? Quelle est son implication ? Pourquoi lui ? Ils sont en instance de divorce et une lutte acharnée pour la garde de leur fille, font qu’ils sont antipathiques l’un envers l’autre. Cette dernière a rapporté de mars une pierre, qui ne parle qu’à certaines personnes. D’autres seekers ont essayé, mais sont morts avant de découvrir tout ce que la roche peut révéler.

Découvrant que c’est elle qui a expressément demandé son intervention, il refuse catégoriquement au départ. Celle-ci joue alors la carte de leur fille. Il cède. Aux prises avec l’une des énigmes les plus complexes de sa carrière, il livre un combat acharné pour mettre à jour une vérité ayant des conséquences sur l’humanité tout entière.

La pièce ne dure qu’une heure 05 et c’est là mon regret. En sortant, j’avais l’impression que tout n’était pas réglé. Si c’était une série TV, je passerais tout de suite à l’épisode suivant. OK je comprends que l’humain est au cœur de l’intrigue. Mais des questions restent en suspens. Pourquoi ne pas à dire à sa fille qu’il est revenu et ne pas le laisser la voir quand il en meurt d’envie ? Pourquoi les précédents eskers mourraient comme ils s’occupaient de cette affaire ? Je devrais peut-être proposer l’idée à Marie-Claude Verdier, l’auteure de cette pièce.

Le jeu de David Boutin et Karine Gonthier-Hyndman est très juste. La scène étant comme un ring de boxe, nous spectateurs sommes d’un côté ou l’autre de la scène et pouvons très bien les traits d’empreinte leurs visages.

La pièce sera en salle jusqu’au 25 novembre. Par contre on ne peut savoir qui joue le rôle de l’ex-femme en achetant notre billet. C’est la surprise, très bonne, dans les deux cas.

Billeterie

Crédit photos : Valérie Remise

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